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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 09:49

Une vieille leçon de rhétorique greco-romaine pourrait aider certains candidats au concours d'Audencia Nantes à construire leur "analyse de situation". Rappelons en effet qu'un discours à thèse est censé suivre cinq étapes clés :

 

 

1- L'exorde : pour capter l'attention

2- La narration : pour rappeler à l'auditoire les faits et proposer une lecture du sujet.

3- La confirmation : pour exposer les arguments

4- La réfutation : pour affaiblir la position adverse

5- La péroraison : pour marquer définitivement les esprits en conclusion.

 

 

Les étapes 1 et 2 relèvent de l'introduction. L'exorde constitue une accroche qui doit être soutenue par des éléments précis, sans emphase excessive ni pathos. La narration doit vous permettre de cerner "la situation", de repérer les protagonistes, de décrire le contexte, d'en dégager l'enjeu. Il est parfois nécessaire au passage de définir un terme du sujet. In fine, votre introduction doit se conclure par l'énoncé clair d'une thèse.

 

 

Les étapes 3 et 4 forment votre développement. Chaque paragraphe doit être élaboré autour d'un argument, énoncé avec une certaine force de conviction (ce qui n'exclut pas l'usage, pour ce type d'épreuve, du pronom personnel "je"), puis illustré, voire confirmé par une référence théorique précise. (Prenez garde cependant à ne pas adopter un ton docte, car ce n'est pas l'esprit de l'épreuve.)

 

 

Etape 5, c'est la conclusion qui vous permet de réexposer votre la thèse.

Cicéron, philosophe et homme politique romain qui s'est notamment distingué par ses talents d'orateur.

Cicéron, philosophe et homme politique romain qui s'est notamment distingué par ses talents d'orateur.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 15:03

Trois anciens élèves de la classe préparatoire ENS Spé du lycée La Martinière Duchère ont accepté de répondre à vos questions. Titulaires d'un BTS tertiaire, inscrits en sections D1 (à dominante juridique) ou D2 (à dominante économique) en classe préparatoire en 2012 -et à ce titre, en Licence 3 d'Administration Economique et Sociale ou de Sciences Economiques et de Gestion à l'Université Lyon 2-, ils poursuivent aujourd'hui leurs études en niveau Master en école de commerce ou en Institut d'Administration des Entreprises à l'Université.

 

Laura, titulaire d'un bac ES puis d'un BTS "Commerce International" qu'elle a effectué en alternance, a choisi la section D2 au lycée La Martinière Duchère. Après avoir validé sa Licence 3, elle a présenté avec succès de nombreux concours d'écoles de commerce. C'est finalement l'EDHEC qu'elle a retenue. Dès janvier 2014, elle poursuivra sa formation en alternance, avec un contrat de travail chez l'équipementier français Faurecia.

Trois anciens élèves de Spé répondent à vos questions

Marine est issue de la voie technologique au bac. Elle a d'abord opté pour des études courtes en choisissant une section STS Comptabilité et Gestion des Organisations. Titulaire d'un BTS, elle a rejoint la classe préparatoire avec l'idée de se réorienter vers des études longues. D'abord en D2, puis en D1, elle a validé les deux licences proposées par l'Université Lumière dans le cadre du partenariat avec le lycée. Au terme de l'année scolaire 2012~2013, elle a été admise à l'ESC Toulouse avec le souhait de se spécialiser en management des entreprises culturelles.

Trois anciens élèves de Spé répondent à vos questions

Kévin est lui-aussi titulaire d'un bac ES. Très intéressé par l'immobilier, il a opté pour un BTS "PIM" (Professions Immobilières) qu'il a obtenu après deux années. Inscrit en D2 au titre de l'année 2012~2013, il a réussi sa licence 3 à Lyon 2 et a intégré l'IAE de Lyon 3, en spécialité "Audit et Gestion Opérationnelle." Une semaine sur deux, il est en stage en entreprise, chez Eurovia Management, branche du groupe Vinci, qu'il espère intégrer à terme, dans sa branche construction, pour participer à la réalisation de grands projets immobiliers.

Trois anciens élèves de Spé répondent à vos questions

Vous pouvez les interroger tant sur leurs méthodes de travail en classe préparatoire, leur état d'esprit pendant cette année difficile, leur expérience des concours ou les offres de formation de leur établissement d'enseignement supérieur.

 

 

Ils vous répondront régulièrement ces trois prochaines semaines au rythme des questions  que vous rédigez sur ce blog. Tous vos commentaires doivent être rattachés à ce billet.

 

 

Encore une fois, nous remercions Laura, Marine et Kévin pour leur implication, et la solidarité dont ils font ainsi la preuve à l'égard des nouvelles promotions.

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 11:36

busskescho.jpgTimothée, ancien élève de la classe préparatoire ENS Spé (promotion 2011), nous livre ses premières impressions concernant son école, Skema Business School et les opportunités qui lui sont désormais ouvertes. Nous le remercions d'avoir accepté de répondre à quelques questions.

 

Quel a été votre parcours scolaire jusqu'à jour ?

 

J'ai intégré SKEMA BS à la rentrée de septembre 2012 sur le campus de Sophia Antipolis (Nice). J'y ai suivi le programme grande école général lors de mon premier semestre de master, avant de me spécialiser en "Doing Business with America" pour ce deuxième semestre que je suis avec Skema sur le campus américain de NCSU (North Carolina State Univeristy) jusqu'à fin Avril. Je vais ensuite réaliser une année de césure à partir de Septembre 2013 jusqu'à Septembre 2014 avant de terminer ma deuxième année de master pour laquelle nous devons choisir une spécialisation. Pour ma part, je pense réaliser un Master of Science "Entrepreunership & Inovation for a sustainable world" (il s'agit de monter un projet d'entreprise sur un an). Le grade "Master of Science" me sera délivré à la seule condition que je rédige une thèse à la fin de cette année. Sans cela, je serai diplômé d'un Master grande école avec l'option "Entrepreunership & Inovation for a sustainable world" dans le cadre du programme PGE de SKEMA.

 

 

Quel est votre projet professionnel ?

 

Je souhaite travailler dans le département RSE (Responsabilité Sociale de l'Entreprise) d'une entreprise (PME ou gros groupe) et acquérir suffisamment d'expérience professionnelle pour créer mon entreprise dans le milieu du développement soutenable et durable.

 

Quels souvenirs marquants gardez-vous des concours ? 

 

- L'attente des notes du Tage Mage

- Mes journées de révisions à la BU Lyon 2

- La très bonne ambiance de la classe malgré cette année de concours

- Les épreuves orales des écoles qui nous font voyager

- Le Tage Mage (!)

 

Avez-vous des regrets ?

 

L'EM LYON: un objectif qui est vraiment réalisable!

Le concours passerelle et sa notation de l'épreuve d'économie qui reste incompréhensible, ce qui nous as fermé la porte de l'ESC Grenoble.

 

Comment avez-vous été accueilli dans l'école/l'université ? Que pensez-vous de la vie étudiante? Intellectuelle ?

 

L'accueil est différent pour nous qui rentrons en M1 que pour ceux qui arrivent en L3 et qui ont énormément de temps consacré à leur intégration. Le monde associatif est un très bon moyen de s'intégrer dans l'école. La vie étudiante en école de commerce est très plaisante (surtout sur la côte d'azur) avec beaucoup d'activité extra-scolaire.

D'un point de vue intellectuel, le premier semestre n'était pas passionnant car j'ai suivi des cours que j'avais déjà vu lors de mes formations précédentes, à la différence qu'il nous étaient délivrés en anglais, ce qui m'a beaucoup fait progresser. Ce semestre aux Etats Unis est autrement plus intéressant et enrichissant.

 

 vniskema.jpg

 

Quels sont les atouts de votre formation?

 

- Des cours 100% en anglais

- Des campus en France, Chine et USA

- Une école reconnue et très bien vue par les employeurs

 

 

Quel est le coût de votre formation?

 

  10 000 euros / an

 

Quel sont vos cours préférés ?

 

- Geopolitics

- Sustainable Development

 

Quels sont les débouchés professionnels les plus courants ou les plus originaux à la sortie de votre formation ?

 

- Entrepreneur

- Chef en gestion de projets innovations

- Responsable RSE

 

Votre établissement a-t-il constitué un réseau d'Anciens ? De professionnels ? vous permettant d'accéder plus facilement à des stages ou des emplois ?

 

Nous bénéficions d'un réseau de 30 000 anciens élèves.

 

Un conseil pour les élèves de prépa ENS Spé? (méthode de travail, attitude psychologique, objectifs scolaires ou professionnels...)

 

- Se faire une planning de révision

- Essayer de faire 10h de TM/semaine

- Se chronométrer en 19 min et non en 20 min pour chaque épreuve du TM

- NE RIEN FAIRE LA VEILLE DU TM! Pour ma part, je suis allé courir, voir des amis que je n'avais pas vu depuis longtemps... Ca m'a vraiment fait du bien et reposé psychologiquement.

- Pour l'épreuve écrite de l'EM, ne pas perdre du temps sur les documents et rester très concis pour ne pas dépasser les 4 pages (c'est ce qui m'a fait rater cette épreuve).

- Pour l'option de passerelle, je ne connais aucun élève qui a eu moins de 15/20 en marketing...  

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 22:33

 

 edijsc.jpgAllison et Caroline, deux anciennes élèves de la classe prépa ENS Spé du lycée La Martinière Duchère (promotion 2010), ont accepté de répondre à nos questions pour nous faire part de leur expérience des concours et de l'école où elles achèvent à présent ses études : l'ESC Dijon.

Quel a été votre parcours scolaire jusqu'à ce jour?

 

Allison : J’ai effectué un BTS commerce international sur Lyon. J’ai par la suite intégré la prépa à la Martinière Duchère et validé ma licence en économie et gestion. A l’issue des concours j’ai fait le choix d’intégrer l’ESC Dijon, par la voie Passerelle 2.

Caroline :

Bac ES spé économie

BTS MUC management des Unités commerciales

Classe prépa ENS Cachan

ESC DIJON


Quel est votre projet professionnel? (Eventuellement, quel métier exercez-vous désormais?)

Allison : Concernant mon projet professionnel, il n’était pas très clair quand je passais les concours. A l’époque, je savais davantage ce qui ne m’intéressait pas plutôt que ce qui pouvait réellement me plaire. Mais comme ce n’est pas une bonne idée de se présenter aux oraux sans avoir défini très précisément ses ambitions de carrière, j’ai opté pour un métier dans le marketing : chef de produit. Finalement, je ne me suis pas beaucoup trompée. Aujourd’hui, je suis analyste marketing et chargée d’études à AKKA Technologie société d’ingénierie et de conseils en haute technologies.

Caroline : Je suis en stage de fin d’étude, j’occupe le poste de Consultante junior dans un cabinet de recrutement de cadres et dirigeant. Je m’occupe du département FINANCE. Ce poste est très responsabilisant et je compte continuer dans les ressources humaines par la suite.


Quels souvenirs marquants gardez-vous des concours?

 

Allison : J’ai plusieurs souvenirs marquants concernant mon expérience des concours, ils sont liés le plus souvent aux oraux. J’ai détesté tous les oraux collectifs que j’ai passés à Rennes et à Strasbourg. L’épreuve de Grenoble restera aussi gravée dans ma mémoire : c’est une épreuve d’endurance, il faut être réellement préparé. Les exigences sont plus élevées que dans les autres écoles de Passerelle, cela se sent. Il faut savoir que les personnes qui passent par Grenoble en même temps que nous ont pour objectif les Parisiennes, Grenoble s’apparentant à un second choix pour eux. Mais elle n’est pas inaccessible pour autant. Pour moi, l’oral c’est bien passé, avec une bonne note à la clef.

 

Caroline : En sortant des épreuves, beaucoup de personnes vont essayer de vous déstabiliser. Il faut faire abstraction !

 

Avez-vous des regrets?

 

Allison : Mon principal regret concerne très certainement l’épreuve du TAGE MAGE. Si cette épreuve c’était bien passée pour moi, j’aurais eu davantage d’options. C’est certain. Mas je ne regrette en aucun cas mon choix de l’ESC Dijon. C’est une des dernières écoles encore «  à taille humaine » avec un campus en plein centre-ville. Et j’ai eu la chance de rencontrer un encadrement d’une réelle qualité qui m’a énormément apporté.

 

Caroline : Je suis très heureuse du parcours que j’ai pu me construire, il est vrai que l’année de prépa a été très stressante pour moi mais très constructive avec du recul !

  J’aurais aimé avoir plus de confiance en moi pour faire plus de chose mais malheureusement ce n’était pas le cas. Avec mes différentes expériences (intégratio à l’ESC DIJON, semestre à l’étranger en Inde, stage de fin d’étude..) je m’aperçois que ses expériences forgent le caractère et on gagne en maturité par la suite.


Comment se déroule le recrutement dans votre formation?

 

Allison : Le recrutement à l’ESC Dijon est fondé à mon sens sur des critères à l’image de l’école : l’ouverture d’esprit, l’authenticité du candidat, sa personnalité, son potentiel et sa valeur ajoutée. Dans l’ensemble, je me souviens que les oraux de l’ESC Dijon ont assez bonne réputation auprès des étudiants. Les jurys n’ont absolument pas pour consigne de « casser » les étudiants à l’oral. Si je devais résumer les axes de recrutement à Dijon,je dirais qu’ils estiment que si nous sommes arrivés à l’oral, c’est que les bases académiques sont acquises. Ce qui les intéresse pour le recrutement final, c’est le candidat en lui-même. L’éthique est une valeur importante dans cette

 

Caroline : Il faut rester soit même ! Vous allez avoir beaucoup de questions sur vous-même, vos envies, vos loisirs et votre projet pro.

 

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Quel est le coût de votre formation?

 

Allison : Concernant le coût de la formation, elle est pas la plus chère : vers 7000 €. Je ne sais pas précisément, car j’ai pour ma part effectué la moitié de mon M1 et la totalité de mon M2 en apprentissage, donc le coût de ma formation était entièrement à la charge de mon entreprise.

 

Caroline :  7000 euros par an, mais l’ESC DIJON a augmenté et passe 8000-8500 euros par an.


 
Quel est votre cours préféré?

 

Allison : Je n’ai pas eu de cours préférés. C’est plutôt un enseignant qui m’a dispensé plusieurs modules dans ma spécialisation marketing en M1 et ma spécialisation en MPE en M2 (marketing produit étude). C’est grâce à lui, je pense, que mon degré de réflexion à évolué du scolaire au professionnel.

Que pensez-vous de la vie étudiante? Intellectuelle? 

 

Caroline : L’ambiance été tout simplement super. La vie étudiante est incroyable, d’ailleurs l’école est devenue ma deuxième maison!

 


Y a-t-il des possibilités d'effectuer une partie de ses études à l'étranger? Pourriez-vous nous parler de votre propre expérience?

 

Allison : Un semestre à l’étranger est obligatoire à l’ESC Dijon. Pour ma part, ayant choisi l’apprentissage, je ne suis pas partie. C’est le seul cas dérogatoire possible. J’ai choisi de privilégier mon entreprise d’un commun accord avec mes supérieurs.

 

Caroline : Oui, soit en semestre à l’étranger, soit en double diplôme. En ce qui concerne le double diplôme, il ne faut avoir aucun rattrapage pour le faire, et donc obtenir de bons résultats. Pour le semestre à l’étranger, vous avez le choix, mais il faut avoir minimum 750 au TOEIC ou un avoir un bon niveau d’Espagnol. Pour ma part, j’ai réalisé mon semestre à l’étranger en Inde, à l’IMT Ghaziabad. Cette expérience a été très enrichissante; on prend beaucoup plus de recul en revenant en France et on gagne en maturité.


Votre établissement a-t-il constitué un réseau d'Anciens? De professionnels? vous permettant d'accéder plus facilement à des stages ou des emplois?

 

Allison : Le réseau des anciens est bien développé à l’ESC Dijon, beaucoup d’offres de stages ou d’emplois viennent des « anciens ».

 

Caroline : Nous avons également des forums professionnels où les partenaires sont conviés.

 

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Un conseil pour les élèves de prépa ENS Spé?

 

Allison : Vous êtes entrain de vivre une année particulièrement difficile, stressante, où votre avenir ne vous semble pas très clair. Je vous conseillerais de mettre toutes les chances de votre côté : travaillez, prenez tout ce que la prépa vous apporte. Le pire serait d’avoir des regrets.

Je ne change pas d’avis sur un point concernant Passerelle : prenez à l’écrit l’économie. Même si cette matière vous semble difficile cette année, vos connaissances seront d’un autre niveau que celles des autres candidats. Je vous conseille aussi de ne pas tenter d’effets de style le jour des concours, on vous enseigne une méthodologie qui est celle attendue : donc soyez rigoureux sur le fond et au même titre sur la forme.

Quand les concours vont approcher, la fac va devenir une charge très lourde. Je vous conseille de rapidement vous organiser pour les partiels afin d’avoir l’esprit libre pendant les concours. Soyez prudents, votre licence est indispensable pour intégrer une école, la fac n’est pas une option.

Pour les oraux, il y a certaines choses à bannir dès à présent : l’arrogance, le fait d’être condescendant, et surtout de mentir.

  Enfin, je terminerais par ceci : ne vous censurez pas, tentez des concours audacieux. Vous n’avez rien à perdre et votre formation vous permet de les tenter. Si vous en doutez, regardez régulièrement les résultats excellents de la promotion de l’année dernière. Je n’étais pas une excellente élève en prépa, j’étais moyenne, mais avec la capacité de travail que j’ai acquise en cours d’année, mes concours se sont bien passés. J’ai été là où je le souhaitais depuis le début. Vous allez découvrir d’autres choses par la suite dans vos études et je peux vous assurer que cela vaut la peine de se faire un peu mal cette année.

ET FAITES DU TAGE MAGE ( et beaucoup de QCM d’anglais)!

 

Caroline : C’est une année riche en émotion, on doute énormément sur ses capacités... il y a une remise en cause perpétuelle.

Méthode de travail : relire avant chaque cours le cours précédent même si Monsieur Royannez fait des petits résume avant chaque début de cours. Faire des petites fiches MEMO sur les auteurs, les théories  Lire des journaux, l’actualité au moins une fois par semaine Ecouter des séries ou autres en anglais et espagnol

Attitude psychologique : je ne sais pas si je suis très bien placée pour vous donner des conseils sur cette partie car mon année de prépa a été dure pour moi. Avec du recul, il faut « essayer » d’être décontracté. Ne pas dire « je suis nul/nulle » ou « je n’y arriverai jamais », car si vous êtes dans cette classe prépa ce n’est pas pour rien. La MOTIVATION est très importante, il faut arriver aux écrits mais surtout aux oraux « en mode guerrier », ça peut vous faire sourire, mais c'est très important.

Je recrute actuellement des personnes (cadre et dirigeant), plus de 90% viennent d’ESC ou de GEC. Techniquement toutes les personnes ont les même bases. Par contre, du point de vue de la personnalité, de la communication et du dynamisme, c'estt propre à chacun. Et c’est cette partie qui fait la différence !

Je vous souhaite bon courage dans vos concours et plein de réussite. 

 

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 10:59

Certes, les années de formation en écoles de commerce doivent être conçues comme un investissement. Au sens économique du terme, un investissement est un renoncement à une production immédiate en vue d'une production future plus fructueuse. Transposé à la situation d'un étudiant, il s'agit d'opérer un arbitrage entre trouver un emploi maintenant et différer son entrée sur le marché du travail. Une fois diplômé d'école, il a alors  l'espérance légitime de décrocher un emploi plus rémunérateur et plus enrichissant en moyenne.

 

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Comment financer ses études en école de commerce?

 

A cette question, le site du réseau d'écoles de commerce Passerelle offre une réponse intéressante, j'en livre ici textuellement les éléments -vous retrouverez la source en cliquant ici-:

 


Le contrat d'apprentissage
Vous passez de 12 mois à 2 ans en apprentissage (mi-temps école, mi-temps entreprise).
Rémunération : Vous êtes rémunérés par l'entreprise entre 800 et 1000 euros/mois.
Avantages : L'entreprise finance vos études durant cette période et à la fin de votre contrat, vous avez acquis une solide expérience professionnelle valorisée sur le marché du travail et peut-être la promesse d'un emploi dès l'obtention de votre diplôme.
 
Les stages
L'organisation des études en ESC laisse place, en 2ème et 3ème années, à des périodes de stage de 4 à 6 mois par an.
Rémunération : De 400 à 1000 euros/mois.
Avantages : Vous bénéficiez d'une expérience professionnelle tout en demeurant dans le cursus traditionnel de la scolarité en ESC.

L'année de césure / L'année optionnelle
La plupart des ESC offrent la possibilité aux étudiants de partir en année optionnelle en entreprise, entre la 2ème et la 3ème année.
Rémunération : Elle varie en fonction de la durée de la mission et de l'entreprise qui vous accueillera.
Avantages : Vous êtes immergé dans le monde de l'entreprise à temps complet durant une année scolaire, ce qui vous permet d'acquérir une réelle expérience du terrain et constitue un tremplin indéniable vers une future embauche à la sortie de l'ESC. Aucun droit de scolarité supplémentaire ne vous est facturé.

Les associations de l'école
La majorité des ESC possèdent une Junior Entreprise (JE) ou encore une association proposant des "petits boulots" aux étudiants tout au long de l'année.
Rémunération : Environ 130 euros/mois.
Avantages : Vous avez une rentrée d'argent régulière pendant votre année scolaire et vous vous insérez dans le milieu des affaires au niveau local (ville/région), ce qui peut à terme être source d'opportunités de travail dans ce cadre.

Le monitorat
Il s'agit ici de mettre à profit vos compétences dans un domaine particulier (informatique, bibliothèque, administration...) moyennant une rémunération de la part de l'école.
Rémunération : Environ 1300 euros/an.
Avantages : Vous valorisez vos compétences au sein de l'école et développez votre sens du relationnel tout en conservant une large part de votre temps libre.

Les bourses
Plusieurs types de bourses existent :
Bourse d'Etat : équivalente à celle proposée par les universités.
Bourse Socrates : réservée aux séjours à l'étranger, elle s'élève à environ 120 euros/mois.
Bourses des ESC : proposées dans certaines écoles, elles peuvent offrir jusqu'à 2 290 euros par an de réduction de frais de scolarité.

Le prêt bancaire : des taux avantageux
Si une partie de votre scolarité reste à financer, vous pouvez vous tourner vers les banques qui proposent des offres tout à fait intéressantes aux profils étudiants ESC (taux de prêt très réduits, autour de 3 % selon les banques).

 

J'ajouterais, concernant ce dernier élément, qu'il est possible de négocier des emprunts à remboursement différé, de sorte que vous ne commencez à rembourser votre prêt qu'au sortir de l'école, une fois que vous avez un contrat de travail.

 

A noter également que certains dispensent des khôlles dans les classes préparatoires aux concours des écoles de commerce, ce qui est aussi une source de financement, modeste mais non négligeable.

 

Précisons enfin que ceux qui présentent, à l'instar des élèves issus de classes préparatoires post-bac+2, les concours d'accès à bac+3, n'auront plus que deux années à financer, puisqu'ils sont admis directement en deuxième année d'école tout en étant titulaires d'un diplôme universitaire de licence qui leur confère une compétence théorique valorisée par les recruteurs.

 

Y a-t-il de grandes disparités entre les écoles?

 

Indéniablement. Les tarifs oscillent entre un peu plus de 5000€ l'année pour Télécom Management et 15000€ environ pour l'ESSEC. Pour un tableau récapitulatif des frais de scolarité sur trois années, reportez-vous à cet article en ligne du site journaldunet.com qui date de 2012 : ici. Une telle information doit être mise en perspective avec les salaires moyens à la sortie de l'école -tout en étant très prudent vis-à-vis de la méthodologie qui a prévalu pour l'élaboration de ces chiffres.

 

A noter tout de même la démarche louable d'HEC qui annonce la gratuité de la scolarité pour les boursiers d'Etat. (Voir ici).

 

Faut-il privilégier les Instituts d'Administration des Entreprises (IAE)?

 

Les IAE proposent un enseignement théorique de qualité et leur réputation ne cesse de se renforcer. Toutefois, il ne faurdait pas croire que les IAE sont gratuits. Il s'agit bien souvent pour les facultés d'un moyen de gonfler leurs ressources en augmentant insidieusement les frais de scolarités des étudiants d'IAE. Le coût demeure cependant très inférieur à celui d'une année d'étude en école de commerce et n'excèdera que rarement -à ma connaissance- 2500€. (La plupart proposent même des frais d'inscription inférieurs à 1000€).

 

D'après un article du journal Le monde daté du 12 avril 2012 intitulé "Les entreprises paient plus cher les diplômés d'école que d'Université", les écoles de commerce parviendraient mieux que les Université à conduire leurs élèves jusqu'à des postes rémunérateurs... sans compter que dans la culture française, être sorti d'une "école" est toujours très valorisé. Certains s'offusqueront d'une telle position qui déprécie l'université ; il ne nous appartient pas de trancher le débat ici.

 

Faut-il prévoir un budget en vue des concours?

 

Malheureusement, oui. Ce n'est pas votre année en classe préparatoire post-bac+2 qui vous coûtera chère -car il en existe plusieurs qui sont publiques et donc gratuites-, mais bien l'inscription même au concours, les tests parfois demandés et les déplacements. Ainsi, en dépit d'aménagement proposés pour les boursiers par le réseau Passerelle, l'inscription même aux épreuves l'admissibilité est payante (pour HEC - ESCP, les Provinciaux devront même se déplacer deux jours sur Paris). Nombre d'écoles ou d 'IAE demandent en outre divers scores censés refleter un niveau d'Anglais, de logique ou de culture générale. Aussi débourserez-vous environ 70€ par test Tage-Mage, TOEIC, Score-Message. Les épreuves d'admission elles-mêmes sont payantes et il faut se lancer dans un "tour de France" des écoles... sans avoir l'assurance d'une réussite à la sortie. Un candidat débourse ainsi entre 300 et 1000€ simplement pour présenter les concours...

 

Il faut donc de la détermination et aborder en toute lucidité la question financière en vue du financement de la scolarité en école de commerce. Mais il est vrai que les perspectives d'emploi à la sortie sont très encourageantes.

 


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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 14:19

groupe_esc_troyes.jpgVouttra Chea est un ancien de la classe préparatoire ENS Spé du lycée La Martinière Duchère, et même, pour remonter plus loin encore dans son passé, un ancien du BTS Comptabilité et Gestion des Organisations (CGO) du lycée. Il a accepté de nous parler de son école et de son expérience internationale, un an après son admission par la voie de Passerelle 2. Nous l'en remercions.

 

Quel a été votre parcours scolaire jusqu'à l'entrée à l'ESC Troyes?

 

Après un bac ES, je suis passé en LEA anglais-japonais à l'Université de Lyon 3. Apès un an dans cette filière, je me suis réorienté en BTS comptabilité et gestion des organisations à la Martinière Duchère. J'ai ensuite intégré la classe prépa ENS Cachan et passé le concours Passerrelle 2. Je suis maintenant à l'ESC Troyes en deuxième année.

 

Quel est à ce jour votre projet professionnel?

 

Mon projet professionnel est à ce jour encore flou, mais je m'orienterais plutôt dans le domaine du marketing. Les cours que je suis en ce moment  à l'étranger (à Taïwan) m'ont plutôt conforté dans ce choix. C'est en troisième année à l'ESC que nous précisions notre spécialité.

Comment se déroule l'oral de l'ESC Troyes?

J'ai été surpris de la différence d'atmosphère entre le moment d'attente de l'oral et le moment où l'on se retrouve effectivement en face du jury. Le staff essaie vraiment de détendre les candidats, avec des blagues, des activités... alors qu'on passe tout de même un entretien de concours! Pour ma part, cela a été très efficace, car je suis arrivé détendu pour l'entretien de l'ESC Troyes.

L'entretien se déroule en compagnie d'un jury composé de 2 membres : un professeur de l'école et une personne issue du milieu professionnel.  Le jury demande au candidat de donner des explications sur certaines de vos réponses figurant dans un questionnaire renseigné au préalable. Puis vient l'échange à proprement parler; il porte sur  la personnalité du candidat, ses centres d'intérêts... Il y eut également les questions habituelles telles que "quelles sont vos qualités/défauts?" ou "Pourquoi cette école?"...



Comment avez-vous été accueilli dans l'école? Que pensez-vous du campus? De la vie étudiante?
 

On ne peut pas parler de campus pour l'ESC Troyes, car elle réside dans un seul bâtiment, mais l'école veut ainsi créer une ambiance sympathique entre les élèves... tout le monde se connait!  Par ailleurs, l'école a validé un programme d'amélioration des locaux en agrandissant le bâtiment pour ainsi augmenter sa capacité d'accueil et donner une vision plus proche de l'image qu'on se fait d'un "campus".

 

TRys.jpg

 

L'ambiance entre les étudiants est en tout cas très conviviale. Troyes est par ailleurs une assez petite ville mais agréable à vivre, située à seulement 1h15 de Paris en train. Quant à l'ESC, elle se trouve à 10min à pied seulement du centre ville.

 

 

Y a-t-il des possibilités d'effectuer une partie de ses études à l'étranger? Pourriez-vous nous parler de votre propre expérience?


L'ESC Troyes propose un large choix de destinations pour effectuer un semestre ou un an dans une université partenaire étrangère. Les élèves ont aussi la possibilité d'effectuer une année de césure à l'étranger entre la seconde et la troisième année. Dans tous les cas, l'étudiant passera une période de sa scolarité à l'étranger. C'est l'âge idéal pour découvrir un pays.

Pour ma part, j'effectue mon semestre à Taipei, la capital de Taïwan, un pays totalement inconnu pour moi jusqu'alors. Ce fut un véritable choc culturel au niveau de la langue et de la facon de vivre, mais une superbe experience. J'en ai également profité pour découvrir d'autres pays près de Taïwan comme la Corée du Sud ou Hong Kong.

 

 

Un conseil pour les élèves de prépa ENS Spé?

Travaillez votre anglais! Certains cours en ESC sont en anglais; une bonne comprehension sera donc un atout, sans compter que ce sera très utile pour vous faciliter la vie en voyage et communiquer avec  vos amis étrangers...

 

Merci Chea pour ces quelques lignes adressée depuis Tapei...

 

Anciens de la classe préparatoire ENS Spé en école ou en poste, n'hésitez pas à nous écrire pour nous faire part de votre expérience post classe prépa et prodiguer quelques conseils aux nouvelles promotions...

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 21:37

avta

 

 

Thomas Arbib, actuellement élève en 3ème année à l'EM Strasbourg, qui assure par ailleurs la fonction de community manager au sein de l'école, a accepté de répondre à nos questions. Nous l'en remercions.

 

 

Quel âge avez-vous ? De quelle ville êtes-vous originaire ?

J'ai 22 ans et je suis originaire de Lyon. De la colline de la croix-rousse face à La Duchère !

Quel a été votre parcours avant d'entrer à l'EM Strasbourg ?


Après un Bac Scientifique, je me suis orienté vers un DUT GEA (Gestion des Entreprises et des Administrations) en option Finance-Comptabilité. J’ai ensuite poursuivi mes études à la London South Bank University en Bachelor Business Management. C’est là-bas que j’ai réellement pris le tournant du Marketing Internet dans mes études. A la fin de mon année londonienne, j'ai passé le concours Passerelle 2 et j’ai été admissible à l'oral dans toutes les écoles.



Quelle spécialité avez-vous choisie ?


En deuxième année à l'EM Strasbourg,j'ai choisi la pré-spécialisation Management des Systèmes d'Informations puis en troisième année (mon année actuelle), la spécialisation e-marketing et management des TIC en apprentissage. Je suis le Community Manager de l'EM Strasbourg. Mon entreprise d'accueil étant l'école, j'y passe le plus clair de mon temps en tant qu'étudiant et salarié!

 

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Quels enseignements vous ont particulièrement plu ? Pourquoi ?

Après le parcours plutôt généraliste en gestion que j'ai suivi, je dois dire que cette dernière année de spécialisation est la plus intéressante. Les cours se sont en effet spécialisés dans mon domaine d'intérêt avec une application directe pendant les semaines d'entreprise ! Je pense notamment au cours de Droit des TIC, Stratégie des SI, Sécurité des SI, réseaux sociaux et communautés en ligne, etc...Cours étant à la fois dispensés par des maitres de conférences et des intervenants professionnels experts dans leurs domaines, tels que Jean-Christophe Anna pour le recrutement via les médias sociaux.

Quelle place est accordée aux langues vivantes dans le programme d'enseignement de l'école ?


Une place très importante est accordée aux langues: l'EM Strasbourg propose de prendre une troisième langue sans surcoût et met à disposition un CRL (Centre de Ressources de Langues). J'ai donc pu me remettre au chinois en 2A après une longue pause depuis mes années de Lycée et en 3A je me suis essayé à l'apprentissage de l'arabe.



Quel est votre objectif professionnel ? Jugez-vous de ce point de vue que l'enseignement dispensé à l'EM Strasbourg, l'expérience apportée par l'école, ont été déterminants dans votre capacité à réaliser ce projet ?

Mon objectif personnel est encore flou mais je dirais qu'il est de monter une entreprise plus ou moins dans le web !

De ce point de vue là, l'enseignement à l'EM Strasbourg est tout simplement excellent, m'offrant ainsi un terrain de jeu sur le web formidable. En tant que Community Manager de l'école, je suis à la pointe de l'information sur ce qu'il se fait sur le web, je suis consulté par la direction lorsqu'il s'agit de mettre en place des stratégies sur internet et surtout j’acquiers une forte expérience dans le domaine à la fin de mon contrat de 19 mois !



Quel souvenir marquant gardez-vous des épreuves écrites ?


Mon souvenir le plus marquant n'est pas glorieux... Je conseillerais de ne pas manger d'huitres la veille du concours et de ne pas passer les épreuves Passerelle et le Tage Mage le même jour. Je ne m’étendrai pas plus sur cette question.

 


Quelles questions vous ont paru les plus singulières lors de l'épreuve d'entretien individuel ?


Ça remonte à un moment maintenant mais je crois que j'avais eu le droit à mes 3 qualités / 3 défauts et la question fatidique : pourquoi l'EM Strasbourg ?

Comment se déroulera la nouvelle épreuve orale de l'EM Strasbourg ?


La nouvelle épreuve orale de l'EM Strasbourg se concentre sur le bas du CV, l'idée est de faire ressortir les passions des étudiants. Pour les détails, cliquez ici.

Durée : 25 minutes (sans préparation)

Dans un premier temps le candidat expose au jury l'un de ses centres d'intérêt ou l'une de ses passions, quel que soit le domaine. Le jury appréciera l'illustration de ses propos à l'aide d'un support (photo, objet, accessoire...). Puis discussion ouverte avec le jury à partir du CV type préalablement complété par le candidat.

Objectif : Le jury cherche à déterminer le potentiel du candidat à exercer de futures responsabilités en entreprise. Il apprécie également son ouverture d'esprit, sa personnalité, ses rêves, la cohérence de son discours et son goût pour l'international.

Composition du jury :

Le jury est composé de 2 ou 3 membres : 1 représentant Ecole, 1 représentant du Monde professionnel (Entreprise partenaire, diplômé,...), 1 professeur extérieur



L'EM Strasbourg recherche-t-elle un profil particulier d'élève ?

L'EM Strasbourg communique depuis quelques années sur 3 grands axes, qui sont les valeurs de l'école : l'éthique, la diversité et le développement durable. Je dirais que si le candidat trouve matière à en parler cela ne peut être que bénéfique.

A combien s'élèvent les frais de scolarité de l'EM Strasbourg ?

Les frais de scolarité pour la rentrée 2012 seront à 7500 euros par an (Fixe pour les 3 ans).

L'absence de campus propre à l'EM Strasbourg ne nuit-elle pas à l'ambiance entre les élèves des différentes promotions ?


L'EM Strasbourg a ses propres locaux ! L'ambiance y est très bonne. De plus,emsuni le campus est dans le centre de Strasbourg, 3 arrêts de tram du centre-ville et 10 mins à pied.



Y a-t-il des synergies avec l'université ?


Il y a plus que des synergies avec l'université. En fait, en tant qu'étudiant à l'EM Strasbourg, on est aussi étudiant de l'Université de Strasbourg. On ouvre alors droit à l'utilisation de toutes les installations sportives, l'inscription dans les sports universitaires, les conférences dans les autres composantes, la carte culture (ciné à 4 euros). L'an prochain, il sera même possible de choisir un cours  dispensé à la faculté de Philosophie ! 


Du point de vue de l'éventail des formations proposées, dans quelle mesure l'EM Strasbourg se démarque-t-elle des autres écoles ?


L'EM Strasbourg se démarque des autres écoles en tant que composante à part entière d'une université. Cela permet d'avoir accès à un large panel de doubles diplômes sur site en plus de ceux faisables à l'étranger. Il y a des masters RH, CCA (Comptabilité, contrôle, Audit), Marketing et gestion du sport (Avec Staps), Management et gestion publics (avec Science Po Strasbourg), etc...

Pour l'année à l'étranger (obligatoire de faire deux semestres à l'étranger), la création de partenariat est facilitée par ceux qui existent déjà avec l'université. L'EM propose plus de 180 destinations.

 

 

L'école jouit-elle d'un réseau d'entreprises et d'un réseau d'anciens élèves satisfaisants qui facilitent l'accession à l'emploi ?


Il y a à l'EM Strasbourg, une fondation qui s'appelle EM Partenaires (Mon employeur officiel !) qui regroupent 160 entreprises partenaires. Ce réseau est très puissant: il y a deux semaines, la fondation a financé la création d'une chaire d'entreprise à l'école grâce à une donation de 150 000 euros. EM partenaires met aussi à disposition un livret regroupant les entreprises partenaires, pour pouvoir les contacter dans le cadre d'une recherche de stage, apprentissage ou emploi ! Quant au réseau d'anciens, il est très dense, avec 13 000 diplômés. Tous les ans il y a un gala alumni mais aussi des afterworks tous les mois aux 4 coins du monde.



L'EM Strasbourg a-t-elle des structures adaptées pour encourager les élèves à  la création d'entreprises ?


Il existe un partenariat avec le SEMIA mais pas encore d'incubateur propre. http://www.semia-incal.com/



Quelles sont les principales destinations à l'étranger privilégiées par les élèves de l'EM Strasbourg ?


Pas de surprise ici, ce sont les destinations classiques : USA, Australie, Canada, Chine,... mais cette année pour la première fois, une étudiante part au Kazakhstan !



L'école, compte tenu de sa situation géographique, a-t-elle noué un partenariat privilégié avec la grande école de commerce allemande, la WHU de Koblenz ?


esbrunt.pngIl y a un partenariat avec l'ESB Reutlingen qui propose un Master Management Transfrontalier franco-allemand. Avec une année à Strasbourg et une en Allemagne.

http://www.em-strasbourg.eu/formations/masters-transfrontaliers

L'Allemagne est aussi la destination proposant le plus de double-diplômes.



La solvabilité de l'école est-elle assurée ? Y a-t-il un risque quant à sa pérennité ?


L'EM Strasbourg repose sur une structure de l'université, donc je dirais qu'il n'y pas trop de soucis à se faire à ce niveau. De plus, le modèle d'une business school au sein d'une grande université  correspond au modèle international. C'est un pari en France !



Comment se logent généralement les élèves de l'EM Strasbourg ?


Globalement, tout le monde vit à moins de 10 minutes de l'école que ce soit en tram, à pied ou à vélo (beaucoup de pistes cyclables). Les loyers sont abordables même en plein centre-ville à côté de la cathédrale. Les étudiants sont en studio, coloc ou résidence universitaire.strabptfr.jpg

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:45

L'entretien collectif, voilà une épreuve qui inquiète les candidats à l'ESC Rennes Business School, car il n'existe pas de préparation académique, de méthode officielle. Tout au plus, nous nous efforcerons sur ce blog de vous livrer quelques conseils.

 

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En premier lieu, rappelons la nature de ces épreuves orales d'admission.

 

A l'EM Strasbourg, jusqu'à l'année dernière, après 20 minutes de préparation, 5 à 6 candidats (parfois plus) se retrouvaient pour engager pendant 40 minutes une réflexion collective sur un thème de société (tiré ou non de l'actualité internationale) ou une situation d'entreprise. Par exemple, en 2011, un groupe s'est vu remettre un article de journal donnant l'avis du financier Warren Buffet concernant les modalités de financement du déficit public américain et le rôle de la Federal Reserve en la matière.

 

A l'ESC Rennes, il s'agit pour les 5 candidats, pendant les 60 minutes imparties, de réaliser un travail collaboratif à partir d'un sujet, sachant que chacun des candidats se présente brièvement en début d'épreuve (6 minutes par candidat) en insistant sur deux éléments essentiels de son CV ou plus généralement, sur deux expériences personnelles marquantes. En 2011, par exemple, il a été proposé à un groupe de concevoir les modalités de formation de douze commerciaux ne parlant pas la même langue, en les associant au sein d'équipes qu'il fallait par ailleurs baptiser. Autre illustration: 10 images ont été soumises aux candidats; il leur appartenait de les séquencer et d'imaginer collectivement une histoire autour de ces vignettes.

 

A présent, voici quelques conseils.

 

Nous recommandons aux candidats d'être attentifs aux prénoms des autres candidats lorsque ces derniers se présentent (voire de tenir compte des compétences qu'ils auraient pu faire valoir lors de cette même présentation). Il sera en effet très apprécié que vous puissiez d'emblée appeler chaque participant par son nom ou assigner des tâches aux uns et aux autres en fonction de leurs aptitudes. Pour ceux qui redouteraient une défaillance de leur mémoire à court terme, notez sur un papier (que vous aurez au préalable glissé dans votre veste avec un stylo) les prénoms de chacun, en veillant à respecter la configuration de la table pour éviter les éventuelles inversions.

 

Faut-l parler le premier pour s'affirmer aussitôt comme le leader du groupe? Méfiance. Votre précipitation, trop manifeste, risquerait de révéler votre aspiration évidente au leadership. Pour peu qu'un autre candidat fasse de même, vous allez vous retrouver face à un problème d'ajustement mutuel, un peu comme deux personnes qui marchent en sens opposé du même côté du trottoir et ne parviennent pas à décider qui laisse passer l'autre... Aussi, lors du lancement de l'épreuve collective, nous vous conseillons de compter intérieurement jusqu'à trois. Si personne n'est intervenu, vous débutez l'échange, sinon, pas de regrets, il y a d'autres stratégies que nous allons ici dévoiler.

 

Si vous êtes effectivement le premier à parler, abordez le problème posé de manière large et pragmatique, en reformulant la consigne par exemple et en rappelant le temps imparti (pour montrer que vous êtes soucieux de parvenir à un résultat avant la fin de l'épreuve), puis donnez d'emblée un cadre au travail collectif (ex. "cernons les différents objectifs, puis recensons les contraintes.) Ensuite, cédez vite la parole : "Qui souhaite s'exprimer sur la question des objectifs?")

 

Si vous n'êtes pas le premier à parler et que plusieurs prétendent manifestement au leadership, proposez très vite, pour garder une trace du travail collectif, d'attribuer à l'un d'entre vous une fonction de secrétaire de séance. Evidemment, les leaders auto-proclamés refuseront cette tâche subalterne. Proposez alors de la réaliser vous-même en indiquant d'emblée que, sur la base de vos notes, vous proposerez à tous en fin de séance une synthèse du travail effectué. Vous n'avez pas été le premier à parler, en procédant de la sorte, vous vous assurez que vous serez le dernier!

 

Vous avez encore manqué le coche. Ne restez pas passif, ne vous contentez pas d'acquiesser aux propos des uns et des autres. Vous avez deux possibilités : soit vous adoptez la posture du conciliateur (qui alloue la parole -y compris à ceux, timides, qui ne parviendraient pas à s'exprimer ex. "Nous n'avons pas eu l'occasion d'entendre la position de untel, que penses-tu de la situation?") ou celle de l'observateur actif (qui fait le point régulièrement -ex."J'ai écouté avec attention ce que tu as dit..." et rappelle aux uns et aux autres que le temps passe et qu'il reste des tâches à accomplir ex. "à ce stade, nous avons focalisé notre attention sur..., n'oublions pas que dans les dix minutes restantes, il nous faut aussi décider de...").

 

Attention. Ne jugez pas votre prestation à l'aune de la qualité, sur le fond, de vos contributions. Celui qui adopte l'attitude de contributeur n'en ressortira qu'avec une note moyenne (si la dynamique de groupe fonctionne), mauvaise (si la discussion a tourné au vinaigre.) Les membres du jury s'intéressent à la forme et à votre capacité à impulser une dynamique de groupe positive.Le meilleur moyen d'y parvenir est de ne pas considérer les autres candidats comme ses adversaires...

 

Nombre de candidats pensent qu'il faut à tout prix s'imposer lors de ces épreuves. Le leader autoritaire va chercher à accaparer la parole et l'attention, n'hésitant pas à interrrompre les autres candidats, à les contredire vertement en cas de désaccord. Plein d'assurance, il réussit  toutefois à faire valoir ses idées, ce qui est une marque d'autorité, mais au prix de frustrations chez les autres participants. Il arrive parfois que la discussion tourne au pujilat; il en sera alors tenu pour responsable par les membres du jury.

 

Que faire si un candidat monopolise le temps de parole?

 

Dans un premier temps, intervenez aimablement. ex. "Tes idées sont excellentes et je te remercie de contribuer ainsi au débat. (Tournez-vous vers le secrétaire de séance) Tu as bien noté cet élément dont il vient de parler? (Ou si vous êtes le secrétaire) J'ai bien noté que tu envisageais..." Puis attribuez à un autre que vous-même la parole (pour montrer votre magnanimité.)

 

S'il ne tient pas compte de votre intervention, n'hésitez pas à faire montre de fermeté et faites en sorte qu'il prenne consience du ridicule de sa démarche. "Bon, Jean, voilà 5 minutes que nous t'écoutons. Nous sommes réunis pour réaliser un travail collaboratif. Il me semble que tu dois accorder un minimum de considération aux autres participants. Qu'en penses-tu?"

 

Une dernière sitaution mérite d'être évoquée. Si une dispute survient, il vous appartient de jouer le rôle de médiateur et de ramener les protagonistes vers l'objectif premier. Pour cela, il faut marquer d'une manière ou d'une autre son autorité sans agressivité (au risque d'entrer soi-même dans dans une discussion houleuse), sans hausser le ton. Ne sollicitez pas l'aide des membres du jury, ne les cherchez pas des yeux, évitez également d'entamer des discussions connexes avec les participants restants. Nous vous conseillons de vous lever pour vous imposer et d'affirmer clairement que vous proposez une courte interruption. (ex. "Je vous interromps. Cette dispute ne nous fera pas avancer; nous campons sur nos positions. Cherchons plutôt ce qui nous unit, nous travaillerons ensuite sur ce qui nous oppose.")

 

Bref, il faut savoir se montrer à l'écoute, spirituel, ferme au besoin, ramasser ses interventions, critiquer les propositions des autres (en insistant sur ce qui est positif)... et ne pas perdre l'objectif de vue. Dans tous les cas, ne soyez pas scolaire. Jouez-le jeu. Ne soulignez pas le caractère artificiel de la situation.

 

Et sourire, enfin.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 21:11

Audencia, dans son concours d'admission en niveau Master, propose aux candidats une épreuve singulière: l'analyse de situation. Cette épreuve de 45 minutes fait appel aux talents argumentatifs des candidats, à leur aptitude rédactionnelle, leur créativité, et nécessite de leur part une veille des grands thèmes de l'actualité des six mois précédant le concours.

 

A l'occasion du premier concours blanc, les élèves de classe préparatoire ENS Spé du lycée La Martinière duchère ont été confrontés au sujet suivant : "Faut-il renoncer au nucléaire?"

 

 

Dans quels pièges fallait-il éviter de tomber? D'une part, il ne fallait pas considérer que le sujet ne portait que sur le cas français (le candidat doit toujours témoigner d'une ouverture d'esprit), d'autre part, obnubilé par l'actualité de 2011, il ne devait pas s'en tenir au nucléaire civil (ou à défaut, mentionner en introduction qu'il a bien vu qu'un tel sujet pouvait aussi être traité sous l'angle des politiques de défense.) Pour ne pas être trop plat, il lui appartenait de mentionner si possible des chiffres, des noms propres, des dates, qui crédibilise son propos. Il est également possible de mentionner très succintement quelques travaux théoriques sans adopter pour autant un ton docte. D'ailleurs, vous verreez que nous n'avons pas hésité à employer le pronom personnel "je" afin de marteler notre thèse, de montrer que le candidat a des convictions et qu'il les défend avec ardeur. Le pronom indéfini "on" est à éviter, car il est inutile de s'effacer, au contraire. Attention toutefois à ne pas vous montrer présomptueux.

 

Le corrigé ci-dessous exprime une position tranchée. Elle ne doit être considérée qu'à travers un prisme méthodologique et ne préjuge en rien des opinions réelles de leur auteur. Des arguments opposés pourraient satisfaire tout autant les membres du jury : ce qui compte c'est votre force de conviction.

 

Le lecteur identifiera dans la proposition de corrigé ci-dessous :

 

   - une introduction (où la thèse défendue -en bleu- est clairement énoncée et laisse entrevoir la structure générale de l'argumentaire).

   - 5 paragraphes courts tous structurés autour d'un argument -en vert-

   - une conclusion brève où la thèse, reformulée, est martelée -en bleu-.

 

 

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    800 éoliennes off-shore de 4,5MW de puissance sont nécessaires pour produire autant d'énergie électrique qu'une centrale nucléaire moyenne sur une année. Cette seule comparaison pourrait mettre à mal les énergies renouvelables face au nucléaire, fleuron des industries françaises exportatrices. Mais la question du nucléaire, appréhendée différemment en Europe, en Asie ou au Moyen-Orient, ne doit pas être réduite à des considérations économiques, il faut aussi l'aborder au travers du prisme militaire et environnemental. De même, les enjeux ne seront pas nécessairement les mêmes selon qu'on considère la fission ou la fusion nucléaire (technologie EPR). Ma thèse est la suivante : s'il est judicieux d'opérer en Europe une transition progressive vers les énergies renouvelables en matière civile, il serait sans doute prématuré de renoncer à l'armement nucléaire, gage de la sécurité collective des Etats membres de l'Union Européenne et de leur autorité sur la scène internationale.

                                                                                  *

    Le nucléaire civil dont les rendements élevés sont susceptibles de satisfaire l'évolution exponentielle des besoins énergétiques des pays émergents (notamment l'Inde qui a prévu de commander 6 réacteurs à la France en 2010) est toutefois décrié en Europe. Ces contestations, qui ont conduit le gouvernement Schröder à annoncer en 2000 le retrait du nucléaire en Allemagne, se sont amplifiées à la suite de l'accident de Fukushima au Japon en mars 2011.

    Le premier argument avancé à l'encontre du nucléaire civil est l'incapacité des gouvernements à maîtriser l'ensemble des risques susceptibles de mettre en péril la santé des personnes habitants à proximité d'une centrale ou l'environnement soumis à de trop hautes doses de radiation d'uranium ou de plutonium. Cet argument me semble valable compte tenu de la multiplication des cancers de la glande thyroïde à la suite de l'accident de Tchernobyl en Ukraine. Le risque n'étant pas nul et les dommages suffisamment graves pour l'homme, l'abandon progressif  du nucléaire civil me semble compatible avec une interprétation stricte du principe de précaution tel qu'il est énoncé à l'article 5 de la Charte de l'environnement.

    Le deuxième argument avancé est celui de la gestion incertaine des déchets radioactifs. Certes, une part du minerai fissible peut être recycler pour constituer le MOX, mais ce processus ne peut être renouvelé qu'un nombre limité de fois. 20000M3 de déchets  par an en France doivent ainsi être confinés pour un horizon qui dépasse 40 générations. En dépit des conditions de sécurité déployées à La Hague ou Marcoule, il est manifeste qu'une telle activité est incompatible avec le principe de développement durable tel qu'il a été énoncé par Gro H. Brundtland en 1987.

    Quant à la question de la spécialisation à l'export de la France dans un secteur  forte valeur ajoutée, elle n'est pas dénuée de fondements. S'il est légitime que les Etats défendent leurs champions nationaux (conformément aux prescriptions de List en 1841), il est tout à fait imaginable que la France se spécialise dans le démantèlement des centrales et réalloue les fonds octroyés au développement de l'EPR aux énergies renouvelables (solaires, éolien, biomasse notamment) qui sont aussi des secteurs à forte valeur ajoutée.

    Il demeure le problème du nucléaire militaire. Selon une conception réaliste des relations internationales (au sens de la Realpolitik de Morgenthau), la stabilité politique du monde dépend encore de cette technologie. La pax atomica de la Guerre froide repose toujours sur un équilibre de dissuasion mutuelle. Le renoncement à l'arme nucléaire fragiliserait l'Europe en sapant l'autorité de la France et du Royaume-Uni au Conseil de sécurité de l'ONU.

                                                                             *

    Par conséquent, je crois nécessaire de distinguer le nucléaire civil du nucléaire militaire. Si les centrales méritent selon moi d'être arrêtées d'ici vingt ou trente ans, il me semble en revanche que l'horizon temporel n'est pas le même en ce qui concerne l'armement nucléaire.

 

 

 

A lire également sur ce blog : quelques conseils méthodologiques concernant l'analyse de situation

Vous pouvez également vous référer au blog http://methodologie-concours.over-blog.com  

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 10:47

 

 

C'est un grand classique pour se préparer aux oraux des écoles de commerce. L'écrivain Marcel Proust, prix Goncourt 1919, a conçu un questionnaire censé révéler les traits de caractère de celui qui y répond. Il prit d'ailleurs la peine de renseigner son propre formulaire.

 

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Il arrive que les membres du jury des écoles de commerce se réfèrent à ce questionnaire (ou à celui, moins connu de Bernard Pivot dont nous avons déjà parlé sur ce blog - Le questionnaire de Bernard Pivot ). Le jury cherche à vérifier que le candidat puisse devenir un paire. Il faut donc savoir se mettre à nu lors de l'oral et jouer sur les réponses pour orienter la conversation vers les thèmes que l'on maîtrise.

 

Proust se contente ici de répondre sans commenter ses réponses. Vous devrez au contraire justifier vos propositions, montrer en quoi elles sont révélatrices d'un aspect de votre personnalité. Ne laissez pas le soin aux membres du jury d'interpréter votre réponse. En outre, ne considérez pas qu'il y a des réponses meilleures que d'autres. A la question 14: "quel est votre auteur en prose favori?" Victor Hugo ne vous donnera pas davantage de crédit que Boris Vian. Ce qui compte, j'insiste sur ce point, c'est l'argumentionqui suit.

 

Illustrons cette idée. Question 21: "Quelles est votre héroïne dans l'histoire?" Votre réponse: " Simone de Beauvoir. En effet, j'apprécie son analyse féministe, notamment celle qu'elle expose dans Le deuxième sexe. On résume souvent sa position à cette phrase notoire : "On ne naît pas femme, on le devient." Je milite moi-même en faveur de l'égalité des hommes et des femmes. Il me semble notamment que les femmes sont peu présentes dans les conseils d'administration des entreprises; je souhaiterais être l'une de celles-là."

 

Vous remarquerez ici que la candidate ne se contente pas d'une réponse sèche. Elle justifie son choix, fait le lien avec ses propres engagements et recentre la conversation vers un objectif entrepreneurial (ce qui est bienvenu en école de commerce). Prenez garde cependant à une chose. Par association d'idées, les jurys risquent alors de vous demander si vous connaissez des noms de femmes membres de conseils d'administration d'entreprises du CAC 40...Il serait malvenu d'être pris de court. Si ce que vous dites peut vous permettre de tendre des perches... sachez aussi, selon l'expression consacrée, que tout ce que vous dites pourra également être retenu contre vous.

 

Quoiqu'il en soit, il faut répondre... Mieux vaut jeter un nom au hasard que de ne pas répondre. Si la question vous semble inattendue, n'hésitez pas à dire : "C'est une question déroutante. Accordez-moi quelques secondes pour y réfléchir." Prenez alors vraiment quelques secondes sans dire un mot. La gestion du silence révèle une grande assurance de la part du candidat. Car ceux qui éprouvent une trop grande anxiété voudront à tout prix combler les temps de silence, quitte à balbutier des choses de peu d'intérêt ou grammaticalement incorrectes.

 

 

Le questionnaire a un peu vieilli. Il est peu probable que l'on demande aujourd'hui à un étudiant: "quel est votre poète préféré?" Attendez-vous à des questions plus modernes,  "quel est votre film préféré?", par exemple. Essayez alors de ne pas citer le film que vous avez vu la semaine précédente. Montrez que vous êtes capable de prendre du recul et que vous connaissez suffisamment bien ce film pour mentionner le nom du réalisateur, des acteurs principaux et éventuellement la date de production.

 

Dernière mise en garde. Lorsqu'on vous demande "quel est votre livre de chevet?" Il ne s'agit pas de parler du livre posé sur votre table de nuit, mais bien de l'oeuvre qui vous a profondément marqué, de celle qui vous inspire au quotidien et dans laquelle vous vous replongez régulièrement.

 

J'arrête ici mon bavardage et cède la place à Marcel Proust...

 

 

                                                                            -Le questionnaire de Marcel Proust-

 

 

 
1- Le principal trait de mon caractère.  
Proust : Le besoin d’être aimé et, pour préciser, le besoin d’être caressé et gâté bien plus que le besoin d’être admiré.

2 - La qualité que je préfère chez un homme. 

Proust : Des charmes féminins.

3 - La qualité que je préfère chez une femme. 
 
Proust : Des vertus d’homme et la franchise dans la camaraderie.

4 - Ce que j’apprécie le plus chez mes amis.  
Proust : D’être tendre pour moi, si leur personne est assez exquise pour donner un grand prix à leur tendresse.

5 - Mon principal défaut. 
Proust : Ne pas savoir, ne pas pouvoir « vouloir ».

6 - Mon occupation préférée.  
Proust : Aimer.

7 - Mon rêve de bonheur. 
Proust : J’ai peur qu’il ne soit pas assez élevé, je n’ose pas le dire, j’ai peur de le détruire en le disant.

8 - Quel serait mon plus grand malheur ?  
Proust : Ne pas avoir connu ma mère ni ma grand-mère.

9 - Ce que je voudrais être.  
Proust : Moi, comme les gens que j’admire me voudraient.

10 - Le pays où je désirerais vivre. 
Proust : Celui où certaines choses que je voudrais se réaliseraient comme par un enchantement et où les tendresses seraient toujours partagées.


11 - La couleur que je préfère. 
Proust : La beauté n’est pas dans les couleurs, mais dans leur harmonie.

12 - La fleur que j’aime. 
Proust : La sienne - et après, toutes.

13 - L’oiseau que je préfère.  
Proust : L’hirondelle.

14 - Mes auteurs favoris en prose.  
Proust : Aujourd’hui Anatole France et Pierre Loti.

15 - Mes poètes préférés.  
Proust : Baudelaire et Alfred de Vigny.

16 - Mes héros dans la fiction. 
Proust : Hamlet.

17 - Mes héroïnes favorites dans la fiction.  
Proust : Bérénice.

18 - Mes compositeurs préférés.  
Proust : Beethoven, Wagner, Schumann.

19 - Mes peintres favoris.  
Proust : Léonard de Vinci, Rembrandt.

20 - Mes héros dans la vie réelle. 
Proust : M. Darlu, M. Boutroux.

21 - Mes héroïnes dans l’histoire.  
Proust : Cléopâtre.

22 - Mes noms favoris.  
Proust : Je n’en ai qu’un à la fois.

23 - Ce que je déteste par-dessus tout.  
Proust : Ce qu’il y a de mal en moi.

24 - Personnages historiques que je méprise le plus.  
Proust : Je ne suis pas assez instruit.

25 - Le fait militaire que j’admire le plus.  
Proust : Mon volontariat !

26 - La réforme que j’estime le plus.
Proust : Pas de réponse.

27 - Le don de la nature que je voudrais avoir.
Proust : La volonté, et des séductions.

28 - Comment j’aimerais mourir.  
Proust : Meilleur - et aimé.

29 - État présent de mon esprit.  
Proust : L’ennui d’avoir pensé à moi pour répondre à toutes ces questions.

30 - Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.  
Proust : Celles que je comprends.

31 - Ma devise. 
Proust : J’aurais trop peur qu’elle ne me porte malheur.

 

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